SUB TEGMINE FAGI, compagnie de théâtre et de poésie, existe depuis 2012.

SUB TEGMINE FAGI signifie « sous l’ombre des hêtres », ou « sous la protection des hêtres », ce sont les derniers mots du traité d’agriculture Les Géorgiques de Virgile.

Ce nom dégage quelque chose de paisible, mais aussi constitue pour Pascal Omhovère, fondateur de la Compagnie, un souvenir : un spectacle, presque rêvé, mais sûrement bien réel, joué à la fin de l’été 1997, à l’aube ou à la tombée de la nuit, avec des jeunes gens de 15 à 18 ans, dans une forêt nervalienne, forêt de hêtres du sud de l’Oise, la forêt d’Halatte : une pièce finissant dans le noir, ou dans le jour naissant, s’intitulant Thérèse dans la forêt.

 

Compagnie fondée à Ajaccio par Pascal Omhovère (proche collaborateur depuis 1983 notamment de Michaël Lonsdale (assistanat, jeu), puis Valère Novarina (assistanat , jeu, secrétariat, dramaturgie …), Jean-Marie Patte  (assistanat, jeu), ou encore Jean-Louis Wilhelm, Bruno Bayen, Xavier Marchand, Noël Casale, Laurence Vielle, la Revue Eclair,…

D’emblée, à Ajaccio, les premières créations de SUB TEGMINE FAGI sont étroitement liées au lieu de résidence permanent de la compagnie, à savoir le bâtiment SCOPA, lieu alternatif de résidences et ateliers d’artisans et artistes, situé sur le terre plein de la Gare… 

Ici, naitront dans les années 2010 de nombreux spectacles et lectures, souvent en lien avec l’association OPERAE -penser le travail-

Ainsi l’inaugural spectacle itinérant dans l’ensemble du bâtiment de SCOPA en 2013, Quand dois-je partir ? spectacle emblématique et déclencheur de Sub tegmine Fagi, joué par dix sept comédiens et comédiennes amateurs et mettant en jeu des scènes de licenciement relevées dans le répertoire théâtral contemporain…

Suivra une pièce, la première signée STF, réunissant encore de nombreux comédiens et comédiennes amateurs, et intitulée Le Palais de la Survivante, pièce écrite à partir de textes du répertoire classique et contemporain évoquant les derniers jours de Cléopâtre…

La Compagnie, ainsi créée, peaufinera ensuite surtout son étroite collaboration avec OPERAE tout au long de la décennie en travaillant pour des projets de théâtre documentaire financés par la Ville d’Ajaccio, puis par la CAPA. 

(Je suis devenue invisible, La Californie,  Onze femmes, Sliavart,…)

Cette collaboration trouvant aussi son accomplissement dans de nombreuses lectures jouées au fil des ans, sur le thème du travail, et souvent organisées dans différentes salles de SCOPA : lectures qui prendront progressivement l’appellation Work at last !

En dehors de cette fructifiante collaboration avec OPERAE, SUB TEGMINE FAGI a initié d’autres rendez-vous au cours de cette décennie, comme par exemple la soirée itinéraire autour des écrits de Michel Butor, celle réunissant les écrits de Laurence Vielle, les soirées consacrées aux recueils poétiques de Valérie Rouzeau, ou encore la lecture de Marie N’Diaye, celle de Madeleine Santschi, ou cette soirée littéraire consacrée « à la bicyclette », cette autre « aux villes », etc… 

Mais là où la mission de SUB TEGMINE FAGI s’exprime peut-être le plus intensément, c’est bien dans ces ateliers de poésie citoyenne appelés Au jour le jour et opérés les jeudis matins dans les rues d’Ajaccio de 2016 à 2020, ateliers libres et gratuits, effectués en une sorte de poésie déambulatoire, (écriture, lecture, performances…) et donnant la parole aux gens de la rue.

Ateliers animés par Pascal Omhovère, et financés d’abord par la Ville d’Ajaccio puis par la CAPA…

Depuis 2020, la Compagnie reçoit une subvention de fonctionnement de la Collectivité De Corse, et du  FDVA.

Son premier projet théâtral professionnel généré par ces nouveaux soutiens s’est imposé de lui-même : Georgica, inspiré du troisième chant des Géorgiques de Virgile et qui fût créé après bien des périples le 17 novembre 2021 au Théâtre de l’AGHJA. 

 

Ce, après que les chants un et deux de ces Géorgiques aient été sous des formes  différentes déclamés : à SCOPA et à l’ARIA (Haute-Corse)… 

 

…et avant que le quatrième et dernier chant des Géorgiques consacré aux abeilles et à Orphée ne trouve, lui, sa forme, dans l’écriture (en cours) par Pascal Omhovère d’une pièce intitulée La Nuit avant les Géorgiques

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